L'ALCHIMISTE
&
Histoires d'un destin
et la pierre Philosophale

(issu de http://pagesperso-orange.fr/ednum33/histoire.html)

Pauvres et médiocres ces années 2000, ils ne savent pas d’où ils viennent ni où ils vont, mais il ne savent pas où ils sont. Dans cette angoisse et devant leurs origines, ils sont face à leur destin.

Partir et marcher toujours sans date de retour, sur des voyages sans destination et avec les poches pleines de poussière, l'Europe, l’Asie, l’Afrique il y a toujours des portes ouvertes pour ceux qui osent les franchir.

Le destin commence avec une grande lettre majuscule et finit avec un point final.

La Pierre Philosophale était le but suprême de l'alchimie. Elle devait changer le plomb en or.
Néanmoins, sa recherche n'était pas motivée par la cupidité mais par un élan spirituel.
Ce n'était pas le but qui comptait mais le chemin pour l'atteindre.
La quête de la Pierre Philosophale n'était pas la recherche d'une recette mais la tentative de parvenir au bout d'un long labeur patient et méticuleux de purification de la matière et de l'officiant.

La pierre philosophale c’est quoi ?
Il existe deux interprétations de la pierre philosophale.
La première, c’est celle que tout le monde connaît : la transmutation du plomb en or.

Mais il existe également une interprétation plus ésotérique des textes ayant pour sujet la pierre philosophale ; en fait, ce serait une métaphore que d’évoluer vers la Conscience Absolue.

Les alchimistes déclarent que cette pierre est en fait capable d’agir sur les animaux, les plantes et bien sur les minéraux.
C’est pour cela que l’on peut la retrouver sous la dénomination de médecine des trois règnes.

Les trois vertus principales de cette pierre sont donc :

1° Permettre de faire pousser, mûrir et germer les plantes de manière quasiment instantanée.
2° Constitue un dépuratif énergique pour le sang et guérit de n'importe quelle maladie que ce soit.
3° Elle transforme le mercure ou le plomb en fusion en un or pur.

La pierre philosophale, mythe ou réalité ?

Mais alors cette pierre existe-t-elle, oui ou non ?

Mais oui elle existe ! La pierre Philosophale donc moi-même je puis la voir et la toucher avec mes deux mains.
Ce que je peux affirmer c'est que la pierre Philosophale est de couleur noire, mais vous devez savoir que toucher la pierre Philosophale peut changer tout votre destin, le tout étant de savoir ce que vous voulez.

Vous voulez changer : pour cela il faut juste être prêt à payer le prix pour la voir et pour la toucher, faut-il que votre esprit ne possède pas des idées malfaisantes sinon les personnes qui la gardent ne vous laisseront pas vous approcher !

La pierre philosophale, une métaphore de Philosophique, Philosophale ou philosophie. Ces deux mots se ressemblent beaucoup, et pour cause, car plusieurs personnes les considèrent comme indissociables.

La pierre philosophale possèderait donc un sens ésotérique (pour ne pas dire philosophique).

"Descends dans les entrailles de la terre en distillant, tu trouveras la pierre de l'oeuvre". Elle est un exemple, car cette phrase possède un sens ésotérique : "Descend au plus profond de toi-même et trouve la base solide sur laquelle tu pourras construire une autre personnalité, un homme nouveau".

Maintenant que nous connaissons la signification des différents éléments, reprenons la recette de la pierre philosophale.

Et essayons de la réécrire en l’interprétant :

Trouve au plus profond de toi la volonté et grâce à cette volonté, travaille ton intelligence et ta conscience pour en tirer le meilleur, ensuite, utilise ta volonté (ou courage et persévérance), ton intelligence et ta conscience jusqu'à ton but ultime.

Mais ce n’est qu’en continuant que tu atteindras la Conscience ultime.

Ainsi transmuter du plomb en or reviendrait à faire évoluer ce qui est instinctif chez l'homme en une sorte de conscience.

 


 Superstition


Associé à la planète Saturne à laquelle les Chaldéens prêtaient une influence funeste, le plomb, le plus vil des métaux, est symbole de "la lourdeur et de l'individualité inentamable". Toutefois, il serait pour Paracelse (médecin, alchimiste, adepte de la magie, mort en 1541), "l'eau de tous les métaux" : "Si les alchimistes connaissaient ce que contient Saturne, ils abandonneraient toute autre matière pour ne travailler que sur celle-là", ajoute dom Antoine-Joseph Pemety (Dictionnaire mytho hermétique, 1787).

Chez les Hébreux, le sorcier envoûtait "à l'aide de poupées magiques de plomb, enserrées par un fil et fondues lentement au chandelier rituélique à sept branches". Dans le monde latin, le plomb, consacré à Cronos (Saturne) et aux dieux infernaux, était le "métal magique par excellence". Les Romains croyaient par ailleurs que l'application sur les reins de plaques de plomb "produisait l'effet d'un anti-aphrodisiaque".

Les Anciens pratiquaient la divination par le plomb fondu, appelée molybdomancie, qui consistait à laisser tomber des gouttes dans l'eau et à faire des prédictions selon les bruits et les sifflements produits.

Jusqu'au début du siècle, la divination par le plomb fondu était pratiquée dans la plupart des pays d'Europe. En France, le jour des Rois, les jeunes filles faisaient fondre le métal dans un récipient d'eau et, selon la forme des morceaux qui tombaient au fond, elles découvraient les outils indiquant le métier de leur futur mari : hache = bûcheron, aiguille = tailleur,...
En Belgique, la même divination s'effectuait dans la nuit de la Saint André.

On appelle d'ailleurs "saturnisme" l'intoxication par le plomb.
En Allemagne, comme en Russie, un rite très répandu consistait à faire fondre du plomb au cours de la soirée de la Saint Sylvestre. Dès qu'il était liquide, on le jetait dans un récipient d'eau froide et, selon la forme que le métal prenait, on formulait des prédictions : "De la richesse si la masse était grosse et brillante, des larmes si elle était tombée en gouttes, ou du moins en plusieurs morceaux, la guerre si l'on pouvait distinguer des épées, des soldats ou des canons, un mariage si l'on pouvait reconnaître des anneaux, des vêtements, un château, etc...". En Suisse, où cette divination s'effectuait la veille de Noël, les présages sont les suivants : "Si les plombs affectent des formes rebondies, ils annoncent la prospérité et une grande abondance d'argent. S'ils ont la forme d'une étoile, c'est un signe de bonheur ; la forme d'une croix, signe de malheur ; la forme d'un homme, présage heureux ; la forme d'une femme, présage malheureux ; l'aspect d'un animal, signe d'une mort prochaine".

Au quinzième siècle, pour savoir si une maladie avait une origine surnaturelle, on versait du plomb fondu dans un bol d'eau. Si une image se formait dans le métal, l'intervention de la sorcellerie passait pour évidente. En Angleterre, au début du siècle, quand quelqu'un avait eu une attaque cardiaque, on procédait de même. Si l'on obtenait un morceau de plomb en forme de coeur, on cousait ce dernier dans un morceau de tissu que le malade devait porter.

En Norvège, on recommandait, lorsque l'on voulait savoir de quelle affection était atteint un enfant qui dépérissait, de faire "fondre, dans de l'eau prise d'un ruisseau qui coule au nord, un morceau de plomb dérobé à la fenêtre d'une église après le coucher du soleil".

Dans les pays arabes (Syrie, Sahara occidental), le plomb, appelé "le léger", est également utilisé pour consulter le sort.

Louis XVI, dit-on, avait toujours sur lui des amulettes de plomb.

Au Moyen Âge, on prescrivait de placer du plomb fondu dans de l'eau sur un enfant souffrant des vers. Selon une tradition anglaise (Devon), "une femme qui a les seins douloureux peut guérir en se rendant à l'église à minuit. Une fois rendue dans les lieux, elle doit subtiliser un peu de plomb d'un des vitraux et le modeler en forme de coeur, passer cette amulette dans une chaînette et porter cette parure autour du cou ad vitam aeternam".

Selon une tradition poitevine, la cendre de plomb surnage sur l'urine d'un lépreux.

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